Premier Acte - Claire Lacout
        
Premier Acte
L'art vivant, peut-il être figé?
Je promis d'y réfléchir...
Y réfléchir, à travers un univers qui m'attire tant: le théatre.


Pourquoi une telle attirance pour une discipline que je connais pas?
Sans doute, son côté beau et magique où l'obscurité laisse place à l'essenciel.
Où l'espace d'un instant, le temps est suspendu.



Eté 1999.
Première rencontre tant attendue avec la scène.
Le fruit de cette première rencontre est le reflet de ce que je connais en photos de théatre: Des images de presses, dont l'intérêt premier est de donner un aperçu imagé au public potentiel.

Le résultat me plaît, j'en garde un bon souvenir.
Ce départ m'est nécesaire.
Je vais donc, à plusieurs reprises, renouveller l'expérience.
Mais comment apporter davantage qu'un écho imagé d'une pièce?

Je me remets en question, essaie de me libérer d'un certain nombre de conventions.
Je me laisse du temps.
J'attends l'instant, où j'éprouverai la nécessité de faire des photos.


Il y a un moment où tout bascule.
"Le jardin des Salamandres"(théatre); Eté 2003.
Là, je comprends que l'important n'est pas témoigner d'un événement, mais d'apporter mon regard personnel.
La solution : Se laisser porter par ce que l'on voit, sans laisser nos sentiments nous emporter.
Se confronter aux lumières, aux regards...
Trouver le juste équilibre.



Fragile.

Voilà comment est souvent définit ma photographie.
Je ne me prétends pas photographe de théâtre, peut-être davantage interprête à travers mon viseur.
J'essaie non pas de retranscrire en images ce que je vois, mais ce que je ressent intérieurement.


La photographie de théatre.
Mon exil temporaire.



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